Toutes les vacances, je passe l’été chez grand –père depuis l’âge de 5 ans. Aujourd’hui, devenu adulte, je ne rate jamais un seul été. De l’air frais, des animaux, de la nourriture bio, je ne me lasserai jamais de visiter la demeure de grand-père qui se trouve à la campagne. Ce dernier est étendu sur une centaine d’hectares. À perte de vue, on ne voit que les gros arbres qui s’éparpillent tout au long du terrain. Une vieille maison en pierre avec des toits en tuile se trouve au cœur de cette propriété.

 

Deux arbre peut revenir à une stère de bûche

Cette année, une foire aura lieu dans le petit village alors grand-père s’est décidé de se lancer dans la vente de bois de chauffage. Il m’a dit qu’on peut faire une petite fortune avec tous ces arbres. De plus, il a dit qu’ils sont tous très vieux et ne tiendront plus pour longtemps. Il vaut mieux donc les abattre. Le citadin que je suis apprend ainsi comment on manie tous ces outils à savoir la hache, la tronçonneuse, et comment on gère tout ça avec toutes ces itinéraires, dont le débitage, séchage, le fendage, etc.

À travers les activités, j’ai constaté qu’on a pu faire un stère de bûche avec deux arbres de type bouleau âgés de 20 ans et dont les dimensions sont de 10 m de hauteur, 25 cm de diamètre. Par conséquent, j’ai fait le calcul, pour 10 stères, il faut donc abattre 20 arbres chaque année. Or, un arbre met en moyenne 20 ans pour pousser sur une surface de 20 m2, il faut donc 20x20x20, soit 8000 m2 de bois pour fournir durablement le bois de chauffe. On est près d’un hectare là.

Le bois de chauffage, une filière profitable

Pour info, le  prix de bois de chauffage d’un stère est de 65 €, ce qui fait 10 stères coûte donc 650 €. Par ailleurs, pour couper et débiter 20 bouleaux (ou autres types d’arbres ayant les mêmes dimensions), avec toutes les étapes (abattage, gros élagage de la grume principale, découpe de la grume, fendage, transport, petit et moyen bois), le tout fait au total 4 semaines de travail. En déduisant le frais des matériels, et l’impôt foncier sur le bois, j’imagine qu’on peut gagner d’environs dans les 500 €. Entre autres, le séchage est une autre étape qu’il faut bien maitriser alors il faut disposer d’un hangar ou d’un espace de ce type pour abriter l’ensemble.

Naturellement, l’effort physique est essentiel dans ce travail (dont l’équivalent d’un demi-SMIC), ce qui a un côté positif, car on peut ainsi remplacer un cher abonnement dans une salle de sport. Une fois les bois de chauffe sont prêts, on a vendu environ une cinquantaine de stères.

Grand-père avait raison, on a fait une petite fortune durant l’été. De plus, le bois de chauffe reste compétitif dans ce village, les gens les préfèrent à la place de l’électricité ainsi que d’autres sources d’énergie issues des fossiles. J’ai récupéré toute l’énergie que j’ai dépensée en voyant la vente que grand-père et moi avons faite.